Mise en liquidation d’Aquastream, réaction de Ronan Loas

J’ai appris par voie de presse la fermeture de l’entreprise ploemeuroise Aquastream dont les murs appartiennent à Lorient agglomération.

Je ne peux qu’exprimer ma déception de voir disparaître une entreprise innovante de la filière halieutique, qui représente plusieurs emplois sur Ploemeur.

Au cours de l’été 2016, lors d’un échange avec la directrice, j’ai pris connaissance des difficultés de l’entreprise qui espérait alors se relever. Je me suis fendu d’un courrier au Président de l’agglomération le 6 juin dernier pour connaitre les dispositions que l’intercommunalité pouvait prendre pour venir en aide à Aquastream, notamment concernant le montant du loyer fixé, et l’accompagnement qu’elle pourrait apporter à cette entreprise.

Dans sa réponse du 29 juin, son Président m’a informé avoir pris des mesures avec l’entreprise pour réduire le loyer. Il a également chargé Audelor de les accompagner pour nouer de nouveaux partenariats en créant, notamment, une plaquette de présentation de leur activité. Ces actions auraient alors « permis d’établir une cinquantaine de contacts qui avaient besoin d’une période de réflexion avant de s’engager contractuellement ». Cet été, selon ce courrier du 29 juin, les signaux semblaient être au vert.

Suite aux déclarations du Vice-président au développement économique, j’espère sincèrement que le nécessaire sera fait pour que ne disparaisse pas cette filière d’excellence présente sur Ploemeur. Il faudra être vigilant à ce que les salariés qui vont se retrouver sans travail trouvent rapidement une solution avec un éventuel repreneur.

Je resterais très attentif aux suites données à ce dossier, notamment pour ce qui est d’une future reprise du site par une entreprise compétente et volontaire pour développer la recherche et la production d’alevins et de produits d’aquaculture. J’espère – contrairement à la gestion de ce dossier qui a manqué de transparence et d’implication de Lorient agglomération – être associé aux futures décisions.

Une histoire de France par les villes et villages de France 🇫🇷 

Nous venons de vivre ces dernières années différentes réformes sur l’organisation territoriale ainsi que sur la répartition des compétences. Ces changements, ces mutations, ont été peu accompagnées, voire précipitées. Les élus locaux n’ont pas toujours été écoutés.
On ne cesse d’entendre, ici et là, que le modèle des communes françaises est un vieux modèle, qu’il y a trop de communes, trop d’élus. Je ne suis pas d’accord avec ça. Nos 36 000 communes sont le socle de notre démocratie, le fondement de notre société et le seul lien indéfectible – pour le meilleur comme pour le pire – qui subsiste entre le citoyen et le politique. Je m’insurge quand je vois que l’on vide de plus en plus les communes de leurs substances pour les confier à des échelons administratifs supérieurs.
Nous les Maires, devons porter une parole forte à nos représentants nationaux pour défendre nos communes, nos singularités, nos spécificités. Bien entendu il faut mutualiser des services pour répondre au mieux aux besoins de nos populations et de nos territoires. Mais ces seuils d’efficacité ne peuvent être décidés unilatéralement sur le coin de table d’un Ministère.
Chaque territoire est unique. Laissons les territoires s’organiser au plus juste, sans laisser personne sur le bord de la route et cessons de noyer nos communes dans des intercommunalités trop grandes qui n’ont pas de sens, que ce soit par leurs bassins de populations ou pour leur cohérence territoriale.
J’y reviendrai plus tard, dans l’immédiat je vais me plonger dans le « l’histoire des villes et villages français » par François Baroin, Président de l’association des maires de France.