13 novembre 2015

Il y a un an. Déjà.

Le souvenir d’une angoisse, terreur nous saisissant malgré la distance avec les lieux du drame. Ce vendredi 13 novembre comme vous j’étais devant ma télé à supporter l’équipe de France qui jouait face à l’Allemagne.

La France était encore innocente, heureuse, insouciante, loin d’imaginer que les drames qui touchent et ont touché de grandes villes sur tous les continents, d’Alep à Istanbul en passant par Bamako, Madrid, Londres, Orlando, Nice puissent nous infliger de telles souffrances.

Le cauchemar…

Pourtant tout se passait bien pour les bleus dans un stade de France plein comme un œuf. Je pestais contre l’arbitre, commentais les attaques de la Mannschaft, Olivier Giroud ouvrait le score.

Pourtant, les réseaux sociaux étaient les premiers annonciateurs de la tragédie qui se déroulait dans la ville des lumières.

Quelques tweets puis un déversement d’angoisses, pleurs, cris sur les réseaux sociaux annonçants ces événements dramatiques dans les lieux de fête, joie, culture, sport.

Les chaînes d’info continue commencent alors à relater le massacre au Bataclan. Les faits sont confus, laissent penser à une attaque généralisée.

Images de supporters qui courent dans tous les sens sur la pelouse du stade de France. Surréaliste. Je ne lâche plus la télévision de toute la nuit. Sentiment d’impuissance en assistant à cette tragédie dans des lieux que j’ai fréquenté, cette salle de concert que j’aime tant et où j’aurais pu me retrouver entre amis.

Dans le deuil la France montre une nouvelle fois son unité après les événements de Charlie Hebdo, sa volonté de préserver ce qui fait de notre pays la fille des lumières, ce pays du bien-vivre ensemble que ces barbares, ces terroristes, tentent de mettre à terre en attaquant ces lieux si symboliques.

Il faut aujourd’hui que nous nous rappelions toutes ces victimes, ces visages, cette joie et ce bonheur de partager des instants innocents un vendredi soir. Ces moments de regroupements spontanés tous âges, toutes catégories sociales, toutes opinions politiques ou confessionnelles confondues. Confondues dans ce qui fait notre richesse: sa diversité.

Il y a eu un avant, et un après. L’après c’est que nous sommes vulnérables et que nous devons réinventer notre politique de sécurité et de défense. L’après c’est qu’il est urgent de recréer du lien social, de refaire vivre la France éternelle et universelle dans laquelle certains de nos concitoyens ne se retrouvent plus. Se sentent « mis de côté ».

La capacité de la France depuis Clovis à se réinventer, s’adapter, résister et même dans les pires moments de notre histoire commune a construit cette capacité de résilience qui nous fera peut être vaciller mais jamais tomber.

En ce 13 novembre, recueillons-nous. 🇫🇷

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