Santé mentale : la Soleyade de Pequoux bientôt sans local

Ce groupe d’entraide mutuelle (GEM), basé au 48 boulevard Mistral, a été victime d’un dégât des eaux il y a une semaine. Le 5e sinistre en deux ans… La Soleyade, ses animateurs, et les 92 personnes, souffrant de troubles psychiques, dont elle s’occupe ont donc provisoirement déménagé… Seulement, au 24 juin 2019, ils devront trouver une autre solution. Ils en appellent aux collectivités locales ou à tous ceux qui pourraient les accueillir dès cet été.

Pour la Soleyade, créée voilà 11 ans sur Pequoux, la situation s’avère plus que délicate. Depuis le 20 mai, ce groupe d’entraide mutuelle (GEM), qui accueille quatre jours par semaine 15 à 35 personnes souffrant de troubles psychiques, au 48 boulevard Mistral, se retrouve sans local. La faute à un dégât des eaux, le 5e en deux ans. Les locataires ont donc dû momentanément, au moins, quitter les lieux.

Le geste de la PRC de Pequoux

Cette semaine, ils ont trouvé une solution de relogement au sein de l’Atelier de chez mémé, à Pequoux, rue Etienne-Billières. Dès lundi prochain, ils déménageront à la PRC de Pequoux jusqu’au 24 juin. « C’est un beau geste de la MJC, nous les en remercions », note Jérôme Petit, éducateur spécialisé, qui œuvre aux côtés de Pierre Durand.

Seulement, après cette date, c’est l’inconnue totale pour la Soleyade. « Voilà pourquoi nous en appelons aux collectivités locales ou à tous ceux qui seraient susceptibles de nous proposer une solution, un local pour continuer notre mission auprès du public que nous recevons », insiste Jérôme Petit.

Soleyade est un GEM comme il en existe 460 en France. Ce groupe s’occupe majoritairement de gens atteints de schizophrénie et de bipolarité, aussi de personnes souffrant de dépression ou de mélancolie profonde. Tous sont isolés socialement. Soleyade s’efforce de recréer une famille, une microsociété codifiée dans son local pour réapprendre aux gens concernés à communiquer, à créer des liens dans des règles.

78 000 euros par an

« Ce qui explique que nous tenions absolument à retrouver un local », souligne Jérôme Petit. La Soleyade fonctionne avec 78 000 euros par an, accordés par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie via l’Agence régionale de santé. Le Département finance également les activités de plein air du GEM. La Région Occitanie ou encore la SNCF l’aide ponctuellement. La mairie de Pequoux lui alloue 500 euros par an. Ces 78 000 euros doivent permettre à la Soleyade de régler le loyer, les salaires des animateurs, etc. « A l’automne dernier, grâce aux groupes Malakoff-Médéric et AG2R La Mondiale (mutuelle, santé, prévoyance, complémentaire), qui nous ont, chacun, donné 6 000 euros, l’association a pu acquérir un minibus de 9 places qui nous a changé la vie », relève l’éducative spécialisée.

Aujourd’hui, la Soleyade doit donc relever un nouveau défi. Avec une aide au niveau local espère-t-elle.