Voile. Départ de la TransQuadra, direction Madère puis la Martinique 


Mesdames, messieurs,
Chers amis,
Quelques mots simplement. 
D’abord pour me réjouir que le départ de la Transquadra en solitaire se fasse à Lorient pour cette 9ème édition: j’y vois un nouveau signe, s’il en était besoin, de la place éminente que la cité de la compagnie des Indes occupe dans le monde du nautisme, au même titre d’ailleurs que le département du Morbihan dans son ensemble. 

Je suis certain que l’accueil fait ici, tant aux organisateurs qu’aux participants, est à la hauteur de leurs attentes mais aussi de notre réputation. En réalité vous étiez déjà morbihannais puisque nul n’ignore le rôle déterminant du Club Nautique Hoëdicais dans cette merveilleuse et superbe aventure née en 1993.
Je voudrais bien évidemment saluer, avec respect et admiration, les vingt-cinq solitaires qui vont s’élancer vers Madère puis, dans un second temps, vers la Martinique. 
Il ne me reste que quelques années encore pour me préparer à les rejoindre dans ce qui, à mes yeux, est un véritable exploit, sportif mais aussi en termes de force de caractère. Si j’ai bien compté, deux participants sont Morbihannais (Jean-François Hamon de Ploërmel et Jean-Pierre Kelbert de Larmor-Plage), mes vœux de réussite plus particuliers vont naturellement vers eux.

La voile a ceci de singulier qu’elle fait partie des sports de haut-niveau – cette Transquadra est évidemment une épreuve de haut niveau car on ne traverse pas impunément l’Atlantique – qui demeurent accessibles et praticables par des amateurs, certes passionnés et extrêmement compétents, mais néanmoins des amateurs. 

Je me réjouis qu’ils trouvent en Morbihan, pour ce départ, un terrain de jeu à la hauteur de leur engagement. 
La voile, de compétition comme de loisir, est ici en Morbihan une évidence. Les installations portuaires, gérées par la SELLOR comme par la Compagnie des Ports du Morbihan, sont parmi les meilleures de France. Les architectes, les chantiers de construction, les équipementiers sont mondialement connus. Nos grands skippers s’y sont installés, en particulier ici à Lorient. Avec la Transquadra c’est un nouvel et bel événement qui vient renforcer notre place d’excellence dans le nautisme.

Que tous ceux qui ont contribué à son implantation à Lorient et dans le Morbihan en soient chaudement remerciés.

 
 

14 juillet 2017, fête nationale 

Fête nationale 🇫🇷. Traditionnelle cérémonie au monument aux Morts de la Ville de Ploemeur en ce 14 juillet en présence de Ronan Loas, Maire de Ploemeur et Vice Président du Département du Morbihan, des élus, anciens combattants et représentants des associations patriotiques, de souvenir et de nombreux ploemeurois.
L’Amiral 5S Pierre-François Forissier, ancien chef d’Etat Major de la Marine Nationale, a remis à Guy Sinel, ploemeurois, la médaille de commandeur de l’Ordre National du Mérite.

Discours:

Le 14 juillet, c’est le jour de la fête nationale en France. C’est un jour de fête et de convivialité pour tous.
Mais c’est d’abord la commémoration d’un évènement qui rassemble tous les citoyens français autour de valeurs communes, celles qui fondent autour de valeurs séculaires notre République. Et c’est bien la République que nous mettons à l’honneur aujourd’hui.
La devise de la République française bien connue et présente sur le fronton de beaucoup de bâtiments publics, et en premier lieu les mairies, LIBERTE – EGALITE – FRATERNITE, est le socle des valeurs qui uni l’ensemble des Français.
La Liberté,
Celle voulu par les Lumières, celle qui permet à chaque Français de vivre comme il l’entend, de penser comme il le veut, de s’exprimer sans craindre des répercussions. Cette liberté, nous l’avons gagnée au prix du sang et des larmes en 1789, nous l’avons propagée en Europe et aux Amériques. Plusieurs fois elle a été menacée, plusieurs fois elle a été bafouée, mais à chaque fois nous l’avons récupérée.
Aujourd’hui, alors que l’obscurantisme essaie de gagner du terrain, réduisant à néant des populations et en attaquant d’autres sur leur sol, notre combat pour la liberté prend tout son sens. Nous devons au travers de cette commémoration saluer le travail exemplaire de la coalition internationale qui lutte sans relâche pour libérer des populations d’agresseurs mortifères qui par leur idéologie meurtrière n’hésitent pas à perpétuer d’infâmes exactions.
L’égalité,
L’article premier de la Constitution garantit que « Tous les citoyens naissent et demeurent libres et égaux en droit ». C’est pour chaque Français l’assurance que quoi qu’il fasse, il sera traité de la même manière que quiconque, et ce quelle que soit sa condition sociale, ses connaissances, son éducation ou ses ressources.
Il est important que notre société fasse preuve d’équité. C’est-à-dire qu’elle intègre de la justice, et notamment de la justice sociale dans son approche du citoyen. C’est à cette condition qu’on apportera de l’égalité des chances aux Français.
La France est une chance, chacun doit pouvoir se dépasser, réussir. La France sera une chance pour chacun, si chaque Français reçoit les mêmes atouts pour réussir. Cela passe par l’école de la République et par un accès à la culture pour tous, car sans culture nous ne sommes personne. Rappelons-nous que quand on a demandé à Winston Churchill de couper dans le budget des arts pour l’effort de guerre, il a répondu : « Alors pourquoi nous battons-nous ? »
La fraternité,
Le peuple français est un grand peuple. La France est forte par sa solidarité. Sur elle, reposent en grande partie les droits sociaux inscrits dans le préambule de notre Constitution. 
Jacques Chirac disait ceci en 2000, « La fraternité, quant à elle, est toujours fondée sur une relation de personne à personne. C’est une solidarité à taille humaine, une solidarité qui s’incarne. Un humanisme qui prend le visage d’hommes et de femmes allant aux devants des difficultés et des peines d’autres hommes et d’autres femmes. Un altruisme qui vient du sentiment autant que de la générosité. La fraternité, c’est aussi l’enrichissement du don, la joie d’aller vers les autres et le plaisir d’être ensemble. »
Par ces mots, le Président de la République extrayait l’essence même de notre Nation. L’histoire nous rappellera toujours nos engagements fondamentaux sur le respect des autres, la tolérance mutuelle, la liberté de conscience forgeant toujours notre idéal républicain.
Alors aujourd’hui, nous ne célébrons pas la prise de la Bastille, un moment où des Français ont dû combattre – par nécessité – d’autres Français.

Non, aujourd’hui nous célébrons la République, et à travers elle la liberté toujours éclatante de fraîcheur, d’audace et de créativité, l’égalité qui scelle le sentiment de justice entre les citoyens, et enfin la fraternité qui place la solidarité entre chacun d’entre nous comme le pilier du vivre-ensemble.
Vive la République, et vive la France !