8 mai 1945. Commémoration de la victoire à Plœmeur 

Cérémonie commémorative de la victoire du 8 mai 1945 au carré militaire de Plœmeur, instant de recueillement avec nos anciens combattants et nos associations patriotiques, de souvenir. Le devoir de Mémoire pour celles et ceux tombés en défendant nos valeurs avec le transfert de la dépouille d’Eugène Le Cloirec dans la tombe de regroupement des Morts pour la France et du dépôt du livre d’or des Morts pour la France de la Commune.

 

8 mai 1945. Les images d’une émouvante commémoration de la victoire des alliés ce matin place des FFL à Plœmeur.


Moment fort en émotion pour Loulou le Coupanec ancien résistant FFI qui reçoit l’insigne de porte drapeaux pour ses 30 ans de Service. Le drapeau du 7ème bataillon FFI a été transféré au Souvenir Français, qui l’a ensuite remit à la petite fille de Loulou

Dimanche nous connaîtrons le nom du futur Président de la République

.Élu, j’ai fait le choix du local, de la réalité du terrain, des valeurs humaines et surtout du lien direct avec mes concitoyens. Un choix qui me fait me lever tous les matins heureux d’être Maire et d’agir pour l’intérêt général malgré l’intensité du travail. Un choix de passion pour lequel j’ai pris l’engagement, que je respecterai car fidèle à ma parole et à Plœmeur, de me consacrer aux projets locaux. Je ne conçois pas mon mandat comme un marche-pied vers des mandats nationaux, et ne suis donc candidat à aucune course au mandat.
Libre d’agir, de penser.
Je me suis engagé car je crois en la République, la démocratie. Je crois en ces valeurs qui nous sont chères et que je sens en danger. Je crois que les imperfections de notre démocratie ne se solutionneront que par davantage de démocratie, d’initiative locale, d’écoute. Et non par le repli sur soi et le rejet de l’autre car il est différent ou pense différemment.
Dimanche je ne voterai pas par humeur, ni par nostalgie, encore moins par colère mais pour l’avenir de notre Pays. Entrons enfin dans le 21ème siècle, renouvelons nos façons de penser, d’agir, renouvelons ces élus incapables de réfléchir au futur. Lors de mes voeux de début d’année, j’invoquais la nouvelle France : entrons enfin dans un cycle de progrès vertueux et respectueux de notre pacte républicain. 
À dimanche.

25 février 1848. Lamartine défend le drapeau tricolore 


Voilà ce qu’a vu le soleil d’hier, citoyens ! Et que verrait le soleil d’aujourd’hui ? Il verrait un autre peuple, d’autant plus furieux qu’il a moins d’ennemis à combattre, se défier des mêmes hommes qu’il a élevés hier au-dessus de lui, les contraindre dans leur liberté, les avilir dans leur dignité, les méconnaître dans leur autorité, qui n’est que la votre ; substituer une révolution de vengeance et de supplices à une révolution d’unanimité et de fraternité, et commander à son gouvernement d’arborer, en signe de concorde, l’étendard de combat à mort entre les citoyens d’une même patrie !
Ce drapeau rouge, qu’on a pu élever quelquefois quand le sang coulait comme un épouvantail contre des ennemis, qu’on doit abattre aussitôt après le combat en signification de réconciliation et de paix. J’aimerais mieux le drapeau noir qu’on fait flotter quelquefois dans une ville assiégée, comme un linceul, pour désigner à la bombe les édifices neutres consacrés à l’humanité et dont le boulet et la bombe mêmes des ennemis doivent s’écarter. Voulez-vous donc que le drapeau de votre République soit plus menaçant et plus sinistre que celui d’une ville bombardée ?
Citoyens, vous pouvez faire violence au gouvernement vous pouvez lui commander de changer le drapeau de la nation et le nom de la France.. Si vous êtes assez mal inspirés pour imposer une république de partis et un pavillon de terreur, le gouvernement est aussi décidé que moi-même à mourir plutôt qu’à se déshonorer en vous obéissant. Quant à moi, jamais ma main ne signera ce décret. Je repousserai jusqu’à la mort ce drapeau de sang et vous devriez le répudier plus que moi : car le drapeau rouge, que vous-mêmes rapportez, n’a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 1791 et 1793, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie.
Alphonse de Lamartine (1790-1869), Discours prononcé à l’Hôtel de Ville de Paris le 25 février 1848

La Petit Chaperon Rouge

Nous connaissons tous Charles Perrault (qui est d’ailleurs le nom d’une rue à côté de la rue Comtesse de Ségur à Plœmeur depuis le dernier conseil municipal). Chacun des contes de Perrault se termine par une morale. 
Celle du Petit Chaperon Rouge est la suivante :
« On voit icy que de jeunes enfans,

Sur tout de jeunes filles,

Belles, bien faites et gentilles,

Font tres-mal d’écouter toute sorte de gens,

Et que ce n’est pas chose étrange

S’il en est tant que le loup mange.

Je dis le loup, car tous les loups

Ne sont pas de la mesme sorte :

Il en est d’une humeur accorte,

Sans bruit, sans fiel et sans couroux,

Qui, privez, complaisans et doux,

Suivent les jeunes demoiselles

Jusque dans les maisons, jusque dans les ruelles.

Mais, hélas ! qui ne sçait que ces loups doucereux

De tous les loups sont les plus dangereux ! »
Ô que la louve de 2017 est doucereuse comparée au loup de 2002…
Le parallèle entre la moralité du conte du Petit Chaperon Rouge et la montée des extrémismes en France est criante de parallèles. Le conte met en scène l’opposition des principes de plaisir et de réalité, le choix qui s’offre à nous au second tour de l’élection présidentielle.
Le chasseur absent dans la version de Perrault mais introduit dans le conte par les frères Grimm, est une seconde figure, paternelle cette fois, qui s’oppose au Loup. La délivrance du Chaperon rouge introduite par les frères Grimm a une symbolique forte et peut être interprétée comme une renaissance ou une métamorphose… restons donc positifs, la résilience de nos valeurs républicaines devrait chasser les idées sombres.