Il y a 75 ans… le Vel’d’hiv

On commémore aujourd’hui les 75 ans de la rafle du vélodrome d’Hiver, l’une des pages les plus sombres de l’histoire de France, notre Histoire. 13000 Juifs dont un tiers d’enfants envoyés à la mort les 16 et 17 juillet 1942 par l’Etat Français, collaboration et responsabilité de certains français. La France accomplissait ce jour là l’irréparable. 
L’intolérance, la racisme, l’antisémitisme conduisent aux pires atrocités, souvenons-nous. Le devoir de Mémoire. 
Retrouvez ici le Discours prononcé lors des commémorations de la Rafle du Vel’d’Hiv’ — 16 juillet 1995 par Jacques Chirac, l’humanisme chevillé au corps :
« Monsieur le Maire,
Monsieur le Président,
Monsieur l’Ambassadeur,
Monsieur le Grand Rabbin,
Mesdames, Messieurs,
Il est, dans la vie d’une nation, des moments qui blessent la mémoire, et l’idée que l’on se fait de son pays.
Ces moments, il est difficile de les évoquer, parce que l’on ne sait pas toujours trouver les mots justes pour rappeler l’horreur, pour dire le chagrin de celles et ceux qui ont vécu la tragédie. Celles et ceux qui sont marqués à jamais dans leur âme et dans leur chair par le souvenir de ces journées de larmes et de honte.
Il est difficile de les évoquer, aussi, parce que ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français.
Il y a cinquante-trois ans, le 16 juillet 1942, 450 policiers et gendarmes français, sous l’autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis.
Ce jour-là, dans la capitale et en région parisienne, près de dix mille hommes, femmes et enfants juifs furent arrêtés à leur domicile, au petit matin, et rassemblés dans les commissariats de police.
On verra des scènes atroces : les familles déchirées, les mères séparées de leurs enfants, les vieillards — dont certains, anciens combattants de la Grande Guerre, avaient versé leur sang pour la France — jetés sans ménagement dans les bus parisiens et les fourgons de la Préfecture de Police.
On verra, aussi, des policiers fermer les yeux, permettant ainsi quelques évasions.
Pour toutes ces personnes arrêtées, commence alors le long et douloureux voyage vers l’enfer. Combien d’entre-elles ne reverront jamais leur foyer ? Et combien, à cet instant, se sont senties trahies ? Quelle a été leur détresse ?
La France, patrie des Lumières et des Droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux.
Conduites au Vélodrome d’hiver, les victimes devaient attendre plusieurs jours, dans les conditions terribles que l’on sait, d’être dirigées sur l’un des camps de transit — Pithiviers ou Beaune-la-Rolande — ouverts par les autorités de Vichy.
L’horreur, pourtant, ne faisait que commencer.
Suivront d’autres rafles, d’autres arrestations. À Paris et en province. Soixante-quatorze trains partiront vers Auschwitz. Soixante-seize mille déportés juifs de France n’en reviendront pas.
Nous conservons à leur égard une dette imprescriptible.
La Thora fait à chaque juif devoir de se souvenir. Une phrase revient toujours qui dit : « N’oublie jamais que tu as été un étranger et un esclave en terre de Pharaon ».
Cinquante ans après, fidèle à sa loi, mais sans esprit de haine ou de vengeance, la Communauté juive se souvient, et toute la France avec elle. Pour que vivent les six millions de martyrs de la Shoah. Pour que de telles atrocités ne se reproduisent jamais plus. Pour que le sang de l’holocauste devienne, selon le mot de Samuel Pisar, le « sang de l’espoir ».
Quand souffle l’esprit de haine, avivé ici par les intégrismes, alimenté là par la peur et l’exclusion. Quand à nos portes, ici même, certains groupuscules, certaines publications, certains enseignements, certains partis politiques se révèlent porteurs, de manière plus ou moins ouverte, d’une idéologie raciste et antisémite, alors cet esprit de vigilance qui vous anime, qui nous anime, doit se manifester avec plus de force que jamais.
En la matière, rien n’est insignifiant, rien n’est banal, rien n’est dissociable. Les crimes racistes, la défense de thèses révisionnistes, les provocations en tout genre — les petites phrases, les bons mots — puisent aux mêmes sources.
Transmettre la mémoire du peuple juif, des souffrances et des camps. Témoigner encore et encore. Reconnaître les fautes du passé, et les fautes commises par l’Etat. Ne rien occulter des heures sombres de notre Histoire, c’est tout simplement défendre une idée de l’Homme, de sa liberté et de sa dignité. C’est lutter contre les forces obscures, sans cesse à l’œuvre.
Cet incessant combat est le mien autant qu’il est le vôtre.
Les plus jeunes d’entre nous, j’en suis heureux, sont sensibles à tout ce qui se rapporte à la Shoah. Ils veulent savoir. Et avec eux, désormais, de plus en plus de Français décidés à regarder bien en face leur passé.
La France, nous le savons tous, n’est nullement un pays antisémite.
En cet instant de recueillement et de souvenir, je veux faire le choix de l’espoir.
Je veux me souvenir que cet été 1942, qui révèle le vrai visage de la « collaboration », dont le caractère raciste, après les lois anti-juives de 1940, ne fait plus de doute, sera, pour beaucoup de nos compatriotes, celui du sursaut, le point de départ d’un vaste mouvement de résistance.
Je veux me souvenir de toutes les familles juives traquées, soustraites aux recherches impitoyables de l’occupant et de la milice, par l’action héroïque et fraternelle de nombreuses familles françaises.
J’aime à penser qu’un mois plus tôt, à Bir Hakeim, les Français libres de Koenig avaient héroïquement tenu, deux semaines durant, face aux divisions allemandes et italiennes.
Certes, il y a les erreurs commises, il y a les fautes, il y a une faute collective. Mais il y a aussi la France, une certaine idée de la France, droite, généreuse, fidèle à ses traditions, à son génie. Cette France n’a jamais été à Vichy. Elle n’est plus, et depuis longtemps, à Paris. Elle est dans les sables libyens et partout où se battent des Français libres. Elle est à Londres, incarnée par le Général de Gaulle. Elle est présente, une et indivisible, dans le cœur de ces Français, ces « Justes parmi les nations » qui, au plus noir de la tourmente, en sauvant au péril de leur vie, comme l’écrit Serge Klarsfeld, les trois-quarts de la communauté juive résidant en France, ont donné vie à ce qu’elle a de meilleur. Les valeurs humanistes, les valeurs de liberté, de justice, de tolérance qui fondent l’identité française et nous obligent pour l’avenir.
Ces valeurs, celles qui fondent nos démocraties, sont aujourd’hui bafouées en Europe même, sous nos yeux, par les adeptes de la « purification ethnique ». Sachons tirer les leçons de l’Histoire. N’acceptons pas d’être les témoins passifs, ou les complices, de l’inacceptable.
C’est le sens de l’appel que j’ai lancé à nos principaux partenaires, à Londres, à Washington, à Bonn. Si nous le voulons, ensemble nous pouvons donner un coup d’arrêt à une entreprise qui détruit nos valeurs et qui, de proche en proche risque de menacer l’Europe tout entière. »

14 juillet 2017, fête nationale 

Fête nationale 🇫🇷. Traditionnelle cérémonie au monument aux Morts de la Ville de Ploemeur en ce 14 juillet en présence de Ronan Loas, Maire de Ploemeur et Vice Président du Département du Morbihan, des élus, anciens combattants et représentants des associations patriotiques, de souvenir et de nombreux ploemeurois.
L’Amiral 5S Pierre-François Forissier, ancien chef d’Etat Major de la Marine Nationale, a remis à Guy Sinel, ploemeurois, la médaille de commandeur de l’Ordre National du Mérite.

Discours:

Le 14 juillet, c’est le jour de la fête nationale en France. C’est un jour de fête et de convivialité pour tous.
Mais c’est d’abord la commémoration d’un évènement qui rassemble tous les citoyens français autour de valeurs communes, celles qui fondent autour de valeurs séculaires notre République. Et c’est bien la République que nous mettons à l’honneur aujourd’hui.
La devise de la République française bien connue et présente sur le fronton de beaucoup de bâtiments publics, et en premier lieu les mairies, LIBERTE – EGALITE – FRATERNITE, est le socle des valeurs qui uni l’ensemble des Français.
La Liberté,
Celle voulu par les Lumières, celle qui permet à chaque Français de vivre comme il l’entend, de penser comme il le veut, de s’exprimer sans craindre des répercussions. Cette liberté, nous l’avons gagnée au prix du sang et des larmes en 1789, nous l’avons propagée en Europe et aux Amériques. Plusieurs fois elle a été menacée, plusieurs fois elle a été bafouée, mais à chaque fois nous l’avons récupérée.
Aujourd’hui, alors que l’obscurantisme essaie de gagner du terrain, réduisant à néant des populations et en attaquant d’autres sur leur sol, notre combat pour la liberté prend tout son sens. Nous devons au travers de cette commémoration saluer le travail exemplaire de la coalition internationale qui lutte sans relâche pour libérer des populations d’agresseurs mortifères qui par leur idéologie meurtrière n’hésitent pas à perpétuer d’infâmes exactions.
L’égalité,
L’article premier de la Constitution garantit que « Tous les citoyens naissent et demeurent libres et égaux en droit ». C’est pour chaque Français l’assurance que quoi qu’il fasse, il sera traité de la même manière que quiconque, et ce quelle que soit sa condition sociale, ses connaissances, son éducation ou ses ressources.
Il est important que notre société fasse preuve d’équité. C’est-à-dire qu’elle intègre de la justice, et notamment de la justice sociale dans son approche du citoyen. C’est à cette condition qu’on apportera de l’égalité des chances aux Français.
La France est une chance, chacun doit pouvoir se dépasser, réussir. La France sera une chance pour chacun, si chaque Français reçoit les mêmes atouts pour réussir. Cela passe par l’école de la République et par un accès à la culture pour tous, car sans culture nous ne sommes personne. Rappelons-nous que quand on a demandé à Winston Churchill de couper dans le budget des arts pour l’effort de guerre, il a répondu : « Alors pourquoi nous battons-nous ? »
La fraternité,
Le peuple français est un grand peuple. La France est forte par sa solidarité. Sur elle, reposent en grande partie les droits sociaux inscrits dans le préambule de notre Constitution. 
Jacques Chirac disait ceci en 2000, « La fraternité, quant à elle, est toujours fondée sur une relation de personne à personne. C’est une solidarité à taille humaine, une solidarité qui s’incarne. Un humanisme qui prend le visage d’hommes et de femmes allant aux devants des difficultés et des peines d’autres hommes et d’autres femmes. Un altruisme qui vient du sentiment autant que de la générosité. La fraternité, c’est aussi l’enrichissement du don, la joie d’aller vers les autres et le plaisir d’être ensemble. »
Par ces mots, le Président de la République extrayait l’essence même de notre Nation. L’histoire nous rappellera toujours nos engagements fondamentaux sur le respect des autres, la tolérance mutuelle, la liberté de conscience forgeant toujours notre idéal républicain.
Alors aujourd’hui, nous ne célébrons pas la prise de la Bastille, un moment où des Français ont dû combattre – par nécessité – d’autres Français.

Non, aujourd’hui nous célébrons la République, et à travers elle la liberté toujours éclatante de fraîcheur, d’audace et de créativité, l’égalité qui scelle le sentiment de justice entre les citoyens, et enfin la fraternité qui place la solidarité entre chacun d’entre nous comme le pilier du vivre-ensemble.
Vive la République, et vive la France !

Simone Veil nous a quitté ce matin. La France est en deuil

Survivante de la déportation à 16 ans et de la Shoah, une conscience s’est éteinte en ce 30 juin 2017. Une conscience qui décida de se souvenir plutôt que d’oublier. Une conscience qui décida de se lever plutôt que de se courber. Une vie exemplaire engagée pour le Progrès et la Liberté.
Elle porta avec force et courage la loi sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) qui mit un terme à tant de situations inhumaines. Une loi qui a fait sortir des milliers de femmes de la clandestinité de l’IVG. Droit difficilement acquis mais violemment attaqué aujourd’hui par les réactionnaires et les obscurantistes. Son courage, son audace engagée dans le combat pour la condition féminine ne doit jamais s’éteindre.
Elle fut soucieuse de défendre le sort des prisonniers comme Magistrate, puis comme membre du Conseil constitutionnel. Membre du gouvernement sous les septennats de Valéry Giscard d’Estaing et de François Mitterrand, fidèle soutien de Jacques Chirac elle mena des réformes engagées, source d’avancées sociétales.
L’Europe. Cette survivante de la Shoah vivait l’idéal de Paix Européen pour que le pire ne se reproduise pas, en particulier comme députée puis comme Présidente du Parlement Européen. Femme de Lettres, son humanisme fit d’elle l’alliée inébranlable des plus faibles et des minorités sans compromission avec les extrêmes. 
« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. » Pour Citer Simone de Beauvoir. Un modèle s’éteint, son action universelle aura marqué notre République et mon engagement politique.
La décision de la panthéonisation revient au Président de la République, Emmanuel Macron. Sous condition que cela soit conforme aux volontés de Simone Veil, je souhaite qu’elle repose au Panthéon et devienne la cinquième femme à avoir cet honneur. Elle représentait la République debout.
J’adresse au nom de la Ville de Ploemeur à la famille de Simone Veil nos plus vives condoléances. Elle restera toujours pour nous un modèle, une lumière.

Session du Conseil Départemental du Morbihan, porte parole de la majorité, retrouvez ci dessous mon discours 

Cette session est la première après les élections nationales que nous venons de vivre. L’actualité en reste vive après la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle confirmée nettement aux élections législatives, donnant ainsi au Président de la République une nette majorité parlementaire.

 

L’actualité en reste vive car elle impose une remise en question sur nos façons de penser, de faire et d’agir pour nos citoyens. Notre République a exprimé durant ce scrutin son besoin de se régénérer, quitte à appliquer sans gant le concept du « dégagisme ». 

 

Il est de notre devoir, nous élus, de réconcilier le citoyen avec le politique. C’est pourquoi il faut que l’ensemble de la classe politique française continue à s’engager sur la voie de l’exemplarité. Les évènements récents, les affaires, d’un bord à l’autre, continuent d’accentuer ce sentiment de rejet.

 

Si il faut réconcilier le citoyen avec le politique, et il faut aussi le faire avec l’administration.

 

Aujourd’hui, notre République a besoin de passer d’une culture administrative du simple respect des règles de procédure à une véritable culture de la concertation, d’écoute et de partage.

 

D’un schéma vertical à un schéma horizontal de notre rapport au citoyen, le besoin de proximité entre la décision politique et le citoyen, entre le besoin évoluant plus vite que par le passé et l’action publique. L’envie d’une démocratie plus participative, voilà l’enjeu exprimé.

 

Notre République a besoin d’appliquer une vision humaniste qui refuse les extrêmes. Les citoyens ont besoin de clarté. Lorsqu’ils ne se retrouvent plus nulle part, qu’ils ne se sentent ni écoutés, ni considérés, ils sont tentés de répondre aux sirènes des extrêmes qui surfent sur le malheur des gens pour prospérer. Se rapprocher de l’extrême gauche ou de l’extrême droite, s’allier avec tel ou tel représentant de ces bords est un mauvais calcul.

 

Les Français ont exprimé un message clair. Une envie de profond renouvellement. Le renouveau se traduit dans les visages, les idées et les pratiques. Nous devons écouter ce message et y répondre. Lors des dernières élections nationales, les jeunes ont déserté les urnes. C’est un message très inquiétant. Comment nous, acteurs politiques, pouvons-nous retrouver la confiance de la jeunesse ? Est-il acceptable qu’une partie de la Nation, son avenir, ne soit pas considérée dans notre Démocratie ? C’est le devoir des politiques, toutes tendances confondues, de préparer l’avenir, d’accompagner le renouvellement et de tendre la main vers la jeunesse, et non de s’en méfier. C’est un enjeu majeur pour retrouver la confiance des jeunes.

 

Un enjeu que nous avons compris, nous élus locaux mais qu’il nous faut mettre en musique tous les jours dans l’action publique…

 

Une nouvelle période s’ouvre donc.

 

Elle doit donner toutes ses chances aux territoires et aux collectivités locales. Elle va devoir permettre d’avancer enfin et de concrétiser sur les sujets pour lesquels la solidarité nationale doit jouer ; je pense notamment aux services publics.

 

Cela nous oblige d’une certaine manière à rassembler toutes nos énergies afin de porter et de faire vivre nos chantiers ; préparant aujourd’hui l’avenir et bâtissant intelligemment le Morbihan de demain.

 

Pour redonner confiance dans la vie politique, confiance dans l’action politique et confiance en ses élus, il est nécessaire que les élus départementaux fassent sentir aux Morbihannais à quel point cette confiance est réciproque, en leur donnant davantage la parole.

 

Je souhaite que les Morbihannaises et les Morbihannais entendent que l’ensemble des élus du Conseil départemental du Morbihan est mobilisé, nous pouvons relever ensemble des défis et contribuer à une dynamique au bénéfice de la population tout en redonnant à l’action politique, sa force et sa légitimité.

 

Notre institution a vocation à prendre toute sa place dans cette dynamique et dans le redressement de la France. Cela suppose que le Morbihan continue à prendre des engagements pour « faire bouger les choses », à réformer, et c’est le sens de cette session du 23 Juin qui contient plusieurs sujets importants. Cela suppose que le Gouvernement applique des décisions raisonnables sans changer les règles tous les quatre matins.

 

Nous présenterons durant cette session le rapport d’activité de notre collectivité. Ce document élaboré par les services est d’une grande qualité et d’une grande pédagogie. Il nous permet à la fois de relever les enjeux financiers de notre activité et de donner du sens politique à notre action publique.

 

Ce rapport d’activité montre une fois de plus que notre collectivité est bien gérée. Que nous avons su réformer nos dispositifs pour qu’ils soient le plus proches possible des besoins de nos administrés. Cette recherche d’efficience permet d’apporter un service public plus juste et de maitriser les finances publiques pour ne dépenser que ce qui est nécessaire.

 

Ce rapport d’activité est un véritable outil d’évaluation qui nous permet de matérialiser ce que l’on fait et de nous aider à définir ou redéfinir ce que l’on devrait faire et, par la suite, nous aider dans nos prises de décisions.

 

Des décisions que nous prendrons sans perdre nos valeurs. Nous mènerons des politiques dans le respect de chacun. Nous mènerons nos politiques publiques avec le souci de la bonne gestion des deniers publics comme nous le faisons depuis de très nombreuses années au Conseil départemental du Morbihan. Nous accompagnerons les Morbihannais pour contribuer à leur bien-être, à leur autonomie, sans laisser qui que ce soit sur le bord de la route. Nous le ferons dans un esprit de solidarité en privilégiant l’équité à l’égalitarisme. Nous le ferons dans un esprit de justice, en venant en aide à ceux qui en ont vraiment besoin afin de permettre à toutes et à tous de bénéficier des mêmes chances dans notre société. 

 

Le Département, c’est l’échelon qui incarne le mieux la solidarité. L’action sociale est l’une de nos principales compétences. Je ne vais bien entendu pas les détailler, vous les connaissez bien. Les handicaps, la dépendance et la gérontologie, la protection infantile et la petite enfance, et bien d’autres champs d’action sont des domaines dans lesquels le Département du Morbihan est présent, innove. Nos centres médico-sociaux et autres structures de proximité sont installés sur tout le territoire pour être au plus proche des Morbihannais.

 

Nous avons la chance de vivre dans un département qui comporte des pôles urbains, des zones rurales et des territoires insulaires. Comme vous le savez, ce n’est pas toujours simple d’être présent partout, mais le maillage territorial mis en place par le Conseil départemental permet d’être efficace auprès de tous les Morbihannais. 

 

La commune est la pierre angulaire de notre Démocratie et nous partageons tous cette même conviction : nos 256 communes, nos mairies, nos écoles et nos services publics de proximité constituent le socle essentiel de notre République.

 

Etre maire de sa commune est un mandat captivant, exigeant et profondément passionnant. Dans chaque mairie, les élus municipaux sont au contact direct de nos concitoyens pour les accompagner dans leurs projets tout au long de la vie. Les maires, adjoints et conseillers municipaux sont les bâtisseurs de la République, et par leurs actions, leur implication dans la vie de nos communes, améliorent chaque jour le quotidien des Morbihannaises et des Morbihannais.

 

Permettez-moi au nom de toute notre assemblée de leur rendre aujourd’hui un hommage appuyé, fort et sincère. Plus que jamais, les maires ont besoin de notre soutien. Plus que jamais, ils ont besoin du soutien du Département du Morbihan.

 

Nous n’avions pas attendu le vote de la loi NOTRe pour confirmer le Département du Morbihan dans son rôle de garant des solidarités humaines et territoriales.

 

Encourager les solidarités territoriales, c’est soutenir les projets des communes, permettre la réhabilitation d’une salle de sport, refaire la place du bourg, participer à la réhabilitation des réseaux d’eau et d’assainissement, sécuriser les accès routiers de la commune… Et dans ses propres compétences, le département encourage les solidarités territoriales par la modernisation, l’entretien et la sécurisation des routes départementales, la préservation de l’environnement et des ressources, la valorisation du patrimoine et des zones touristiques, et, bien entendu, par l’implantation équilibrée des collèges et le déploiement du Très-Haut-Débit sur l’ensemble du territoire.

 

Le Département du Morbihan se tient continuellement aux côtés des communes et des EPCI pour les accompagner et les aider dans leurs projets. Si nous le faisons, c’est que la bonne gestion de notre collectivité nous permet de dégager des budgets importants pour aider au développement et à l’investissement sur tout le territoire. Ce loin d’être le cas dans beaucoup de Départements en France. La solidarité territoriale est là encore une fois une marque de fabrique du Morbihan. Elle permet de rendre nos territoires plus attractifs.

 

Nous avons la chance de vivre dans un magnifique Département que des millions de personnes viennent visiter chaque année. 5ème département touristique de France, le Morbihan a su structurer son offre, développer des équipements structurants, professionnaliser l’accueil ou encore valoriser nos très nombreux atouts par des actions de marketing territorial qui ont contribué à faire de notre territoire une destination touristique incontournable.

 

Le Morbihan, notre Morbihan à tous, est plus que chaleureux, humain, plein d’envies, plein d’énergie, et nous nous devons, tous, d’être les premiers ambassadeurs de notre beau département.

 

Je vous remercie.